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Comment protéger son manuscrit

Pour avoir l’esprit serein

Après avoir écrit, puis réécrit, les auteurs et autrices sont souvent amenées à diffuser leur manuscrit à d’autres personnes, que ce soit pour une bêta-lecture, pour une correction ou pour une chronique, surtout lorsqu’iels sont autoédité.e.s. Malheureusement, il est parfois possible de tomber sur des personnes mal intentionnées qui seraient tentées de voler le travail des auteurices. Comment s’en prémunir ? En protégeant son manuscrit.

Un manuscrit unique

Un manuscrit est le résultat de dizaines, de centaines, voire de milliers d’heures de travail. Il est le fruit d’une imagination, d’une expérience et d’une personnalité particulières. Autrement dit, il est unique. Il provient d’un investissement certain de la part de son auteur ou autrice. C’est l’expression de la singularité d’un individu.

Éviter le plagiat

Comme dans tous les milieux et partout dans le monde, il y a des personnes qui ne veulent pas se donner la peine d’un tel travail et qui préfèrent profiter de celui des autres. Il n’est pas rare d’entendre parler de plagiat, que ce soit dans la musique ou dans le monde du spectacle. Alors qu’est-ce qui empêcherait quiconque de s’en prendre aux ouvrages non publiés ?

Se protéger contre la malhonnêteté

C’est ainsi qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Mettez en place des combines pour contourner de potentielles malhonnêtetés et éviter qu’une telle chose vous arrive. Tant que l’irrespect existera, ce sera malheureusement nécessaire.

Les mails comme alliés

Heureusement, il y a des astuces faciles et surtout gratuites qui sont recevables devant un tribunal en cas de litige. Vous pouvez commencer par vous envoyer des mails avec le fichier au fur et à mesure de ses modifications. Envoyez-le aussi régulièrement à des personnes de confiance, qui vous serviront de témoins. De plus, ça vous permettra en plus de tenir une sorte de sauvegarde, au cas où votre ordinateur ait un problème.

D’autres supports

Pensez également à copier le fichier sur d’autres supports, comme une clé USB ou un disque dur. Enregistrez plusieurs versions du manuscrit, à différents moments : chaque fichier est automatiquement daté. Vous pouvez également tenir un carnet de bord écrit à la main (et daté !) de l’avancement de votre ouvrage : idées sur vos personnages, intrigue, évolution, changements effectués… Prenez-en des photos conservées sur votre téléphone.

Envoi par lettre recommandée

Il existe également des solutions plus officielles mais payantes pour protéger son manuscrit. La première, la moins onéreuse, est d’imprimer l’ouvrage et de se l’envoyer par courrier recommandé avec accusé de réception. Mais attention : ne l’ouvrez pas ! Le cachet de La Poste fait office de preuve, ce qui n’est plus le cas une fois la lettre ouverte. Conservez la lettre précieusement.

Organismes agréés

Il existe plusieurs organismes qui permettent la protection d’un ouvrage. Parmi eux, on trouve l’INPI (avec l’enveloppe Soleau), la SCAM, la SACD, la SNAC et la SDGL. Le dépôt peut se faire par voies physique et dématérialisée et est valable entre 3 à 5 ans. Le coût oscille entre 15 et 45 euros.

Professionnels de justice

Il est aussi possible de faire appel à un huissier ou à un notaire, qui fournissent une preuve de dépôt de votre manuscrit et ainsi protègent votre droit d’auteur. C’est la protection la plus sûre que vous puissiez trouver, mais aussi la plus chère. Il faut compter entre 200 et 300 euros pour le dépôt, il a une durée illimitée.

Vous avez plusieurs possibilités pour protéger votre manuscrit et éviter le vol ou le plagiat. Cela vous permettra d’avoir l’esprit tranquille lorsque vous l’envoyez à une personne que vous ne connaissez pas bien. Ceci étant dit, sachez que le code déontologique que j’ai signé en tant que correctrice vous garantit la confidentialité de vos informations lorsque vous me confiez votre travail !