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Comment choisir sa correctrice de textes ?

Pour faire un choix éclairé

En France, on compte plusieurs centaines de correctrices. Pour la logique et la fluidité de cet article, je vais utiliser l’accord de majorité, puisque plus de 80 % des personnes exerçant ce métier sont des femmes. Beaucoup d’entre elles sont indépendantes et doivent se démarquer auprès des auteurs et autrices. Je ne sais pas vous, mais moi, quand j’ai trop de possibilités devant moi, je n’arrive plus à choisir. Quand on cherche une correctrice, sur quels critères fonder son choix ? Qu’est-ce qui prime ?

Une école ?

Avant toute chose, demandez aux correctrices que vous contactez leur formation. Il en existe plusieurs en France : l’École des Métiers de l’Information, l’École Française de Lecteur-Correcteur, Edinovo par l’Asfored, le GRETA…

Assurer les compétences

Seule une formation dans la correction (ou, à défaut, une formation supérieure en édition, où des cours de correction sont donnés) est gage de l’expertise d’une professionnelle dans le domaine. L’Association des Correcteurs de Langue Française indique quelles formations sont reconnues et dispose d’un annuaire des correctrices confirmées.

Expérience = formation

Bien entendu, 20 ans d’expérience dans le métier peuvent tout à fait valoir une formation en bonne et due forme. Il y a quelques années, il n’y avait pas tant d’études spécifiques qu’aujourd’hui, notamment dans les domaines liés à l’édition.

Références

Demandez des références ou des exemples : un beau nombre de projets effectués, en fonction du temps d’exercice, est signe de qualité de travail. À l’ère de la communication instantanée, les tricheurs sont vite dévoilés.

Style préféré

De même, n’hésitez pas à vous rapprocher d’une personne qui a l’habitude de corriger le style de texte que vous écrivez : une correctrice habituée aux biographies n’aura pas la même approche qu’une autre qui corrige de la fantasy.

De façon plus subtile, vous pouvez estimer le professionnalisme d’une personne en observant sa communication sur les réseaux sociaux, sa manière de répondre individuellement ou encore les mails rédigés.

Si la communication est efficace, exempte de faute, que le ton est bienveillant et ouvert à la discussion, vous pouvez être rassuré. Au contraire, si la personne est familière, agressive ou bien vindicative, ce sont des signaux d’alerte qui doivent titiller votre méfiance.

Qui est mieux placé qu’un client dont le projet a été achevé pour répondre aux questions que vous vous posez ? S’il a été satisfait, il vous le dira ; l’inverse est également vrai. N’hésitez pas à contacter des clients connus d’une correctrice pour savoir ce qu’ils ont pensé de son travail.

Le bouche à oreille est un outil puissant au service de la réputation d’un professionnel. C’est également le cas pour une correctrice de textes ! Par exemple, un auteur a tendance à rejoindre une communauté d’écrivains et écrivaines ; si l’un de ses pairs demande des conseils pour le choix d’une correctrice, il pourra lui indiquer la professionnelle avec qui il a travaillé.

Les tarifs appliqués par une correctrice sont aussi un indice de son expertise et de son professionnalisme. Si les débutantes ont tendance à appliquer des tarifs plutôt bas pour les prix du marché, pour pallier leur manque d’expérience, faites attention aux personnes qui sont d’autant plus bradées. Fuyez celles qui proposent des tarifs défiant toute concurrence !

Cela implique que vous vous renseigniez au préalable sur Internet sur les prix habituels. Pour information, l’Association des Correcteurs recommande un tarif de 25 euros de l’heure, en calculant 8 000 signes (espaces comprises) corrigés en une heure.

Des charges incompressibles

En effet, une correctrice indépendante ne touche pas l’intégralité de la somme versée par son client : environ 21 % partent à l’Urssaf, plus la cotisation foncière, les cotisations sociales, la contribution à la formation professionnelle… Sans oublier les impôts ! Et ne parlons pas des charges inhérentes au travail, entre l’électricité, Internet, les abonnements aux logiciels nécessaires…

Tarif dans les prix du marché

Un travail peu cher est trop souvent synonyme de travail bâclé. Vous aurez à payer une autre personne pour régler les problèmes et avoir un texte impeccable. Soyez vigilants dès le départ !

Avec ces éléments, vous pouvez choisir en tout état de cause la bonne correctrice. Si vous avez encore des doutes ou des hésitations, contactez directement ces personnes, elles pourront plus facilement vous aiguiller et vous aider à vous décider. Sachez que je me tiens à votre disposition pour toute question !