Le B.A.T. : qu’est-ce que c’est ?
Pour tout savoir sur les épreuves d’impression

Si vous suivez des auteurs et autrices sur les réseaux sociaux, si vous l’êtes vous-même ou que vous entendez ce mot au détour d’une conversation, vous avez déjà vu passer ce terme. Sous cet acronyme obscur, qui cause de nombreux points d’interrogation, se cache en fait une sorte de prototype d’un livre. Vous ne trouvez ce terme que dans l’imprimerie ; il signifie Bon À Tirer. À quoi sert-il ?
À quoi correspond un B.A.T. ?

Locution d’imprimerie
Cette expression « bon à tirer » signifie que le document est conforme pour le tirage (impression). C’est vraiment l’adjectif « bon » qui est utilisé, et pas le nom. Il sert de validation du contrat d’impression passé avec l’imprimeur.
Un prototype de livre
Le B.A.T. est un document papier ou numérique envoyé par l’imprimeur à son client pour que celui-ci valide l’impression ou indique les modifications à apporter. C’est une version prototype qui permet de cibler les éléments à améliorer. En architecture, on appellerait cela une maquette, ou une modélisation en économie.
Vérifier la conformité
Copie fidèle
Un B.A.T. représente le plus fidèlement possible le résultat définitif de l’impression. Il permet de voir si le papier choisi vous convient, si la couverture ne déborde pas sur d’autres éléments, si les couleurs, les dorures, le vernis sélectif ou autres éléments décoratifs sont bien conformes… Ou si vous n’avez pas manqué une erreur ou une coquille à corriger !
L’écran loin de la réalité matérielle
Ce qu’on voit à l’écran diffère beaucoup de sa réalité imprimée ; le texte peut paraître suffisamment grand sur un ordinateur (qui peut zoomer !), les marges assez grandes, la police de caractères lisible, le format adapté. Cependant, il arrive de déchanter en recevant ses exemplaires imprimés. Vous auriez aimé avoir un format plus grand, ou alors le livre est trop lourd pour sa taille à cause du grammage du papier, ou encore la police n’est finalement pas adaptée, trop petite ou trop grande.

C’est à ce moment-là qu’un B.A.T. peut vous sauver la mise (et quelque monnaie !) en vous permettant de vérifier tous les détails avant impression.
Valider l’impression

Autoriser l’impression
Une fois que vous avez vérifié que votre document correspond parfaitement à ce que vous souhaitez, que vous avez fait les modifications nécessaires ou réclamations à l’imprimeur, vous validez le B.A.T., ce qui sert d’autorisation d’impression.
Limiter les erreurs
C’est grâce à ça que vous obtenez des exemplaires parfaits et que vous évitez les mauvaises surprises. Bien entendu, vous n’êtes pas à l’abri d’une erreur d’impression, mais vous aurez évité bon nombre d’autres erreurs humaines.
L’importance de choisir un B.A.T. papier
Être au plus proche de la version finale
Pour tous les avantages cités au-dessus, pensez à faire le choix d’un BAT papier. Le document numérique ne garantit pas que tous les éléments soient bien calés là où vous les avez prévus : le dos peut avoir glissé vers la couverture ou la quatrième, les marges internes ne pas être assez importantes (histoire vécue), les couleurs être mal calibrées…
Vérifier les détails
Pour pallier ce genre de désagrément, faites la demande d’un B.A.T. papier, qui vous permettra de vérifier tous les paramètres et les détails choisis avant que les dizaines, centaines ou milliers d’exemplaires soient imprimés. Ce serait dommage de voir que votre jolie couverture dorée est devenue orange en recevant les livres définitifs !

Conclusion
Un B.A.T. est donc essentiel à la bonne réalisation de votre ouvrage. Il permet de corriger les dernières erreurs possibles, les problèmes de calibrage, de couleur ou de format. Changer de support est important pour repérer ce qui est gênant et pour se rapprocher le plus possible de ce que le lecteur aura entre les mains.
